La Parole du jour

À chaque matin, monsieur Jacques Thibault, membre associé de la région de Montréal, médite l'évangile du jour. Il nous livre le fruit de sa méditation dans une courte réflexion. N'hésitez pas à la partager avec ceux et celles qui veulent se nourrir au pain de la Parole !


 

Lc 10,25-37 Aider son prochain ?...

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? » L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.' Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même.

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Vous avez probablement déjà vu cette expérience filmée à l’insu des gens, où un homme à l’apparence négligée simulait un malaise et s’effondrait au sol en demandant de l’aide. Les gens passent et l’ignorent complètement et ça prend un temps fou pour qu’une personne s’en soucie et en prenne soin. La même expérience fut répétée avec un homme bien mis, mais le résultat fut très différent quoique les gens mettaient quand même un certain temps à réagir. Nous pourrions croire que c’est parce qu’il arrive trop de dangers de nos jours, que les gens sont rendus individualistes, etc… mais le problème n’est pas nouveau. L’humain a peur des différences, il classifie, évalue les risques, laisse sa tête prendre le dessus sur son coeur… Il ne s’agit pas d’être imprudent mais posons nous quand même honnêtement la question: comment je réagis dans ce genre de situation ? Comme dans cette parabole du Bon Samaritain, demandons nous ‘’qui est mon prochain ?’’...  Je demeurerai toujours convaincu que Dieu se cache dans les personnes en besoin et qu’Il nous invite à Le rencontrer… Raterons nous cette occasion de laisser transformer notre coeur ? La prochaine fois que nous serons confrontés à sa rencontre, auquel des personnages de cette parabole allons nous correspondre ? le prêtre, le lévite, le samaritain, l’aubergiste ? Que le Seigneur ouvre nos yeux pour qu’on Le reconnaisse et agisse en vrai témoin de Son amour...

 

Lc 07,11-17 Quand une nouvelle vie s’amorce

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. »  Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. »  Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »  Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

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La Parole d’aujourd’hui m’invite et me pousse à témoigner de mon vécu… Ceux qui me connaissent savent combien j’aime la vie et les gens. Toutefois, la passion qui m’habite et mon manque d’équilibre me jouent de vilains tours: je m’éparpille dans plein de projets, de rêves d’un monde meilleur et je ne respecte pas toujours mes limites. Ces limites, j’ai réalisé que je ne les ai jamais accepté… Je voulais bien faire, je m’imposais un stress insoutenable et agissais comme un sauveur…  Il m’a fallu 9 mois d’arrêt de travail pour le comprendre… comme une grossesse pour accoucher d’une nouvelle vie ! Je recommence doucement le travail, avec de nouvelles orientations qui, je l’espère, seront davantage en accord avec ces limites. Mais la clé sera de mettre davantage d’équilibre dans ma vie et surtout de rester en présence de Dieu.

En lisant l’Évangile d’aujourd’hui, on peut facilement imaginer que ce fils unique avait pris sur lui toute la responsabilité du bien-être de sa mère et de son entourage. C’est devenu probablement trop lourd pour lui et il s’est perdu. Il avait beau être entouré d’une foule, mais Jésus seul pouvait le relever. Remarquez que la première chose que le jeune homme fait est de parler… il a besoin de rencontrer Dieu et de se dire… Oui, il doit être à l’écoute des autres et les aimer, mais il doit aussi s’aimer lui-même, prendre soin de lui. Et comme dans cette image, Dieu seul peut nous donner cet équilibre. C’est ce que l’Évangile me révèle aujourd’hui...

Que le Seigneur pose sa mais sur chacun de nous, refasse nos forces et nous donne le discernement si nécessaire pour prendre soin de notre prochain,... et de nous-mêmes.

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Mt 25,01-13 Les vierges insensées

« Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre.' Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.' Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.' Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !' Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.' Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.

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Nous le savons tous, la vie de foi est parfois comme les vagues... il y a des hauts et des bas. Pour atténuer ces mouvements et ainsi garder bien haute la flamme de notre foi (notre lampe intérieure), nous devons être prévoyants et prier, demeurer en présence du Seigneur et vivre selon ses commandements d'amour ; c'est ça notre huile ! Ceci paraît être la logique même mais la vie trépidante que nous menons et le monde dans lequel nous sommes ne favorisent pas beaucoup ce mode de vie. Nous devons nous aménager un espace vital avec Jésus pour maintenir une relation intime avec Lui. Autrement, c'est certain que lorsque surviennent les épreuves, nous sommes davantage dépourvus. Ceux qui n'ont alors pas de relation vraiment vécue avec le Seigneur vont donc chercher ailleurs un moyen de retrouver la paix ; pour moi, les marchands sont tous les moyens 'humains' offerts pour nous donner un semblant de paix intérieure et de guérison. Je ne dis pas que ces moyens ne sont pas bons mais simplement qu'ils ne sont pas les meilleurs pour notre âme. Jésus doit être le premier à prendre soin de notre âme ; c'est le seul qui la connaisse vraiment...

Lorsque nous arriverons enfin face à face avec Jésus, nous reconnaîtra-t-il ? Aurons-nous suffisamment entretenu notre relation avec Lui et assez pris soin de notre flamme ? Seigneur, je veux te suivre, tu le sais bien, mais j'ai besoin de ta grâce pour tenir bon et prendre du temps avec toi. J'y ai goûté de façon privilégiée dernièrement et je me sens tellement bien... Reste avec moi Seigneur.

Lc 06, 27-38 La bonne mesure

Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »
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Ouf ! Tout un programme de vie ! Jésus vient tirer une ligne avec la mentalité de l’Ancien Testament « œil pour œil, dent pour dent ». Il nous appelle aujourd’hui à briser la chaîne de la rancune et à opter plutôt pour la bonté en toutes situations. Il nous en a donné tout un exemple en aidant et guérissant ceux qui ne pouvaient lui rendre la pareille, en pardonnant à ses bourreaux, en mourant pour nous sur la croix...
Facile de demander aux autres de ne pas me juger ni me condamner, et de me pardonner... moins facile de le faire moi-même ! Je remarque que j'ai plus de facilité à voir les torts des autres, que les miens. Je pense souvent aussi que je suis le seul à faire des efforts pour m'améliorer. Erreur !!! Si j'éprouve de la difficulté à me débarrasser de mes défauts, il y a de fortes chances que ce soit difficile aussi pour les autres... mais je ne peux voir aussi facilement les efforts qu'ils font; je ne lis pas dans leur cœur... Je me dois donc d'être aussi indulgent avec eux qu'avec moi-même ! Et c'est ça la mesure avec laquelle Dieu va me donner. Si je réussis à vivre ce que Jésus m'enseigne ici, mon agir avec les autres risque aussi d'interpeller, de créer une ouverture, de provoquer des changements. Tendre l’autre joue, ce n’est pas être masochiste ou provocateur; c’est faire confiance encore…
Qu'est-ce que je décide de faire, aujourd'hui, avec une personne proche de moi, avec qui ma relation est difficile ? Est-ce que je suis capable de m'intérioriser pour identifier mes jugements et rancunes ? Seigneur, ouvre mes yeux pour que je me vois honnêtement, et que je me sache aimé de Toi quand même... pour être capable d'aimer aussi les autres inconditionnellement.

Mt 14, 22-36 Jésus et Pierre marchant sur les eaux

Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : «Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur!» Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à  enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

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Je suis invité, comme disciple du Christ, à monter dans la barque pour passer sur l’autre rive, la barque de l’Église, la barque de ma mission. Pour m’aider, Jésus s’engage à renvoyer les « foules » : mes foules d’inquiétudes, mes foules de peurs. Il me montre l’importance de se retirer à l’écart pour prier et voir plus clair dans la mission qu’Il me confie; prier aussi pour rester fort et confiant quand surviennent les vagues des doutes et des épreuves. Lorsqu'arrivent ces situations, ces nuits, j’ai plus de difficulté à Le reconnaître et j’ai peur. Je voudrais tout de suite être au-dessus de tout ça (marcher sur les eaux comme Pierre) mais mon piège, c’est de marcher sur ces eaux par orgueil et par ma seule volonté, plutôt que par la foi, l'abandon et la grâce de l'Esprit... Comme pour le rétablissement que j'ai vécu depuis le burn-out, Dieu me laisse libre; je m’enfonce quand je ne respecte pas mes limites et que je m’éloigne de Lui. J'ai à réaliser que je ne puis RIEN sans Lui, que tout est grâce. Il me fait comprendre qu’Il est toujours là pour me tendre la main et me ramener dans ma barque, à faire tomber les vents… si j’ai assez d’humilité pour crier vers Lui.

Lc 05, 33-39 Changer mon outre

On disait un jour à Jésus : « Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ces jours-là, ils jeûneront. » Et il dit pour eux une parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux.

Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : 'C'est le vieux qui est bon. ' »

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Difficile de changer nos habitudes... Jésus a fait face à beaucoup de résistance de la part des plus fervents du temps. C'est normal quand on est bien installé dans notre routine et qu'on est certain de faire ce qui est juste. Jésus venait nous montrer la vraie nature du Père car les hommes le percevaient mal, l'avaient dénaturé et avaient compliqué tout. Tout doit être fait par amour et non selon des règles... Il y a aussi des moments dans ma vie où je me sens comme une 'vieille outre' dans le sens que j'ai de la difficulté à accueillir ce qu'il veut y déposer de nouveau. Je dois changer la vieille outre de mes perceptions et mes habitudes. Le monde change, et il change très vite. Il a encore plus besoin du message de l'Évangile. Oui, l'Évangile est toujours nouveau mais il doit être redit d'une nouvelle façon, adapté aux nouvelles réalités. Je dois accepter de me laisser renouveler par Jésus, et être plus attentif à ce que vivent les gens, pour être capable de leur donner Jésus au bon moment et de la bonne façon.

Seigneur, aide-moi donc à baisser les bras, à me laisser transformer par toi. Tu sais bien que je veux t'accueillir pleinement mais que je fait face à de grands combats intérieurs. Je te prie donc de m'aider à faire de la place, à faire les bons choix et d'accepter mes limites.

Mt 13, 47-53 La fin du monde… un filet jeté

Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avez-vous compris tout cela ? — Oui », lui répondent-ils. Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. » Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.

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Et si le Royaume de Dieu arrivait aujourd’hui ? Est-ce que je crois que je serais du côté des justes ou des méchants ? Il y a en moi une part de bon… et de moins bon ! Je crois en la miséricorde infinie de Dieu et je suis certain qu’il saura « trier » aussi ce qui est bon et moins bon en moi. Il y aura certainement des « pleurs et grincements de dents » quand je verrai avec clarté tout ce qui est mauvais en moi; c’est probablement ça le purgatoire… un temps de souffrance pour accueillir et accepter ma petitesse et ma faiblesse, et être en même temps face à l’Amour infini de Dieu.

Mais dans l’interpellation de Jésus, il ne s’agit pas simplement de mon salut mais aussi de celui de tout ceux que je côtoie… Si je vis vraiment l’Évangile et suis un vrai disciple du Christ, je ne me contente pas de sauver mon âme mais aussi d’en sauver le plus possible ! Et ça, c’est ce qui m’amène à un degré supérieur de l’Amour. En effet, pour interpeller des âmes et les ramener au Christ, il faut être davantage ‘branché’ sur Lui, dépasser ses peurs d’être jugé, discerner la façon de faire, et avoir l’audace de passer à l’action. C’est certain qu’en s’engageant à Le faire connaître, qu’il nous donnera les grâces nécessaires pour le réaliser; et je crois sincèrement que c’est précisément de cette manière qu’on se sanctifie le plus rapidement… Comment le Seigneur peut-il se servir de nous pour attirer des âmes s’Il ne nous habite pas d’abord ?...

Je prie le Seigneur de me donner la grâce de voir clair dans mon âme, afin que je puisse enlever ce qu’il y a à enlever et faire grandir ce qu’il y a de beau en moi. Qu’Il me comble de l’Esprit et me façonne pour que je devienne un authentique témoin et en invite beaucoup à Le suivre.

À propos...

Une Famille spirituelle catholique reconnue avec une mission ancrée solidement dans les besoins du monde d'aujourd'hui et la nouvelle évangélisation.

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